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Traditions et Cultures

IDERNAN : Idernan veut dire les crêpes. Aderno au singulier (une crêpe). A Tafraout et dans plusieurs autres coins de l’Anti-Atlas ( Idaoussemlal, idaoubaâkil, idagnidif, Aït Souab et la vallée d’Ammeln) les populations de ces tribus célèbrent chaque année une fête appelée « Idernan ». La fête d’Idernan prend effet en mi-janvier à Idaoussemlal pour finir vers mi-mars, passant, à tour de rôle, par les villages desdits tribus. Dans chaque village où cette fête est tenue, les familles reçoivent des invités (amis, connaissances et familles) qui viennent des villages avoisinants ou lointains. Lors de chaque repas ou goûter, des crêpes, des beignets sont d’abord présentés comme entrée aux invités. Après le dîner du soir, les villageois, ainsi que leurs invités, se rassemblent dans une aire réservée aux festivités pour assister au folklore traditionnel "Ahwach" d'hommes ou de femmes. La fête d’Idernan est l’une des traditions les plus enracinées de cette contrée du Royaume. On raconte que les premiers habitants de cette région ont crée cet événement, d’une part, pour instaurer la paix entre les tribus qui s’opposaient les unes aux autres. D’autre part, pour que la pluie tombe en abondance afin que les récoltes soient bonnes. Chez les familles de la région de Tafraout, Idernan sont présentés comme goûté aux invités avec du miel de ruches, de l'huile d'argan et d'olive et l'extrait d'amandes moulues. C’est donc une tradition agricole amazigh exactement pareille à celle d’ourkimn. /Boulam.



La vieille marmite:
La vieille marmite, appelée "tafdna" - appelée aussi "Tikinte" dans certaines régions de l'anti-atlas. Cet ustensile existe sous plusieurs formes, plusieurs tailles et de matières différentes : argile, cuivre et récemment l'aluminium. Malgré l'existence de certains ustensiles modernes comme la cocotte-minute, cette vieille marmite est toujours irremplaçable, indispensable et très utile pour l'ensemble des foyers de la région de Tafraout. Sur la photo ci-contre, une marmite en cuivre couverte de suie parce qu'elle se pose sur un feu de bois. Elle est faite spécialement pour la préparation de la bouillie "Tagoulla" , semoule ou farine d'orge ou de maïs cuite et garnie soit avec l'huile d'olive, d'argan, du beurre fondu ou avec de l'amlou (amandes moulues et mélangées avec l'huile d'argan). Ce genre de marmite, dont la capacité de contenance est de 25 kg, est utilisé pour nourrir un groupe d'hommes ou de femmes, les moissonneurs par exemple, à qui il faut servir un goûter commun entre les principaux repas. On utilise également cette marmite géante pendant la fête de la vache qu'on célèbre une semaine après la mise-bas. Le jour de cette fête, on invite les voisins ou parfois toutes les familles du village et on leur sert la bouillie avec le premier lait donné par la vache après le vêlage dans de grands plats en bois ou en argile et d'un diamètre équivalent à celui d'une parabole moyenne. Ceci afin que cette vache ait la Baraka d'Allah et pour qu'elle puisse fournir quotidiennement une bonne quantité de lait et de beurre de qualité et pour longtemps. Notre marmite sur photo est dotée d'un bâton en bois servant à remuer la bouillie durant la cuisson. C'était donc avant l'arrivée de la louche. Tafraout et La région de l'anti-atlas en général sont très riches en traditions et en Histoire. boulam

Moulin Spécial pour l'Amlou et l' huile d'argan

Amlou = amandes grillées et moulues à base de l'huile d'argan. Sur image ci-contre, le moulin qui sert à la préparation d'Amlou et qui, à l'instar de ceux à grains, est taillé dans du granite par des spécialistes de la région de Tafraout. L'Amlou est un produit riche et fortifiant, composé d'amandes grillées moulues à base de l'huile d'argan, et fait partie des spécialités alimentaires des Tafraoutis. L'Amlou ainsi que l'argan sont exposés à la vente par des femmes à l'entrée du vaste marché de babouches et bijoux au centre de Tafraout.boulam
 

L’bsiss traditionnel

Pour préparer la pate de « l’bsiss » traditionnel, la procédure n’est pas si simple. Seules les femmes villageoises savent le faire. On ne peut pas préparer un vrai « l’bsiss » à base de n’importe quelle farine. D’abord, il faut enlever les épis d’orge avant que les grains soient 100% murs. Puis, les battre à l’aide d’une manche en bois comme celle d’une pioche pour les séparer des tiges et les cheveux. Faire bouillir les grains dans une marmite. Une fois bouillis, il faut les étaler soit dans un plateau ou sur un tissu propre, les exposer au soleil et attendre le séchage complet. Ensuite, les faire griller dans un plat en argile sur le feu du ‘Kanoun’ et les moudre, de préférence, dans un moulin manuel à grains ressemblant à celui de l’ « amlou ». Car, ce genre de moulin dont la vitesse est trop lente, n’apporte ni changement ni transformation aux glucides, amidons et les glucoses que contient l’orge. Faire passer cette farine dans un tamis fin pour la séparer du son. Et pour pétrir la pate, verser un demi-litre de beurre fondu dans un pétrin aussi manuel et une pincée de sel. Commencer à la pétrir tout en ajoutant de temps en temps une petite quantité de beurre liquide jusqu’à ce que la pate soit excellente mais peu dure que celle du pain. En fin, placer la pate dans une assiette creuse ou dans un plateau convenable avec un petit couteau et des petites cuillères au tour et le mettre à table. Mais attention ! « l’bsiss » se mange doucement car elle se colle parfois au pharynx ou à la gorge et la présence d’eau ou du thé est indispensable. Cette pate devient plus délicieuse quand elle est prise avec une vraie huile d'argan et du bon thé. C’est un produit très riche et fortifiant. Il est recommandé et conseillé aux nouveaux mariés durant le lune de miel. Un plat record de l'bsiss' à été présenté lors d'une édition du Festival Tifawine à la vallée des ammeln.boulam

Tichichte:

Image ci-contre : Ancien plateau dans les foyers berbères de l'Anti-Atlas. Il est fabriqué par les villageoises en feuilles et fibres du palmier dattier. Elles l'utilisent pour contrôler les grains du blé et de l'orge pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas la mauvaise graine avant de l'amener au moulin. Le petit plateau, ci-contre, contient les baies de l'arganier non décortiquées.

Moussem de Sidi Abdeljabbar

Le moussem ( Festival ou cérémonie ) de Sidi Abdeljabbar ben Igueld, grand Ouali d'Imintizeght à Afella Ouassif (le haut de la vallée) se déroule chaque année entre la deuxième et la troisième décade du mois d'Octobre et dure deux jours, jeudi et vendredi. Le mausolée de Sidi Abdelljabbar, dont le style architecural est très ancien, a été édifié au bord de l'Ouèd Alili (Laurier-rose) entre les douars Tifghelte et Imi n'tizghte où habitent actuellement ses descendants. Ce saint vénéré était un grand savant du septième siecle. Il donnait des cours magistraux dans la science du Hadith en langue Arabe et en Chleuh. Aussi, il pratiquait la médecine traditionnelle et les malades affluaient chez lui pour solliciter la guérison. Depuis longtemps, ce moussem revêt un aspect à la fois religieux et commercial. Pour ce qui est du côté religieux, qui est visiblement dominant, les Tolbas, ouléma et Fakihs des médersas de la région se réunissent dans la Zaouia de Sidi Abdeljabbar pour organiser des veillées religieuses. Quand au côté commercial , en dehors de quelques marchands ambulants installés sous des tentes, échoppes ou devant leurs étalages à même le sol, on ne trouve que des vendeurs de dattes et du henné, ce qu'on appelle en général les Barouk. Mais au cours de ces dernières années, l'activité commerciale semble être croissante par rapport aux années précédentes puisqu'on y trouve aussi les vendeurs de boissons fraiches, thé à la menthe et sandwitchs, les vendeurs de bijoux en argent et ceux de la bonneterie. Le moussem de Sidi Abdeljabbar joue également un grand rôle d'ordre social occasionnant les mariages. La fin de ce moussem est toujours marquée par une grande soirée d'Ahouach organisée dans les aires des douars de Tifghelte et Imi n'tizghte. Cette soirée folklorique débute après le dîner et se prolonge jusqu'au matin sans incident aucun. Certes, tous les présents sont censés respecter ces lieux sacrés. Tafraout connaît chaque année d'autres moussems du même genre et de la même taille dont les principaux sont : le moussem d'Aguersif le moussem de Tagouramte, le moussem de Dimlalen, Le moussem d'Izerbi, et le moussem de Moulay Elhadj. boulam

Le moussem de Moulay Lhaj à Ayeghd

Le moussem de Sidi Moulay Lhaj ouali d’Ayeghed qui relève de la commune rurale de Tasserirte à tafraout. Ce moussem, à l’instar des autres, est célébré une fois par an durant la deuxième quinzaine du mois d’Août. Selon les récits, Sidi Moulay lhaj est descendant de la dynastie des Idrissides. Il était élève du grand Cheikh et théologue sidi Abdellah ben Yacouk semlali très connu au 15 ème siècle de l’hégire. Le ouali d’Ayeghd, durant toute sa vie, était à la recherche du savoir. Il était le grand Imam, ayant toujours pris en charge l’enseignement religieux et ayant beaucoup veillé à ce que les principes et les préceptes de l’Islam soient respectés. Connu également par sa générosité à l’égard des pauvres. Ses œuvres et sa vie sont décrits par l’Imam Mokhtar Soussi dans son ouvrage « AL MAASOUL ». Le moussem de Sidi Moulay Lhaj qui dure deux jours (Jeudi et vendredi) était plus religieux que commercial. Or, depuis quelques décades seulement, on y trouve une simple exposition d’articles artisanaux et dérivés. On y trouve aussi de petits commerçants de produits alimentaires tels que les vendeurs de goûters et casse-croûtes. Une soirée folklorique prolongée, « Ahwach des hommes puis des femmes », a toujours été organisée à l’occasion. On raconte que Moulay lhaj avait un don dans le domaine de la poésie et musique berbères. De ce fait, les gens qui souhaitent devenir des virtuoses du bendir ou ribab (instruments de la musique berbère) se rendent au mausolée du marabout Moulay Lhaj pour solliciter le don leur permettant la maîtrise de ces instruments. boulam.

En1981, la chasse au trésor, une émission télévisée en direct de Philippe de Dieuleveult ( énigme à découvrir en 45 minutes) s'est déroulée à Tafraout. Alors, le tesbih qui représentait le trésor à été trouvé par les candidats dans ce village dont le nom a relation avec le cendre.
Mot clé de l'énigme : " Cendre" . M. et Mme Léonard, belges. « Après ma visite au Marabout, je deviendrai peut-être un virtuose du Bendir. En remerciement, j'ai offert un Tesbih au Moulay . Il le remettra à Philippe de Dieuleveult si celui-ci le lui demande de ma part. je ne me souviens plus du nom de ce village, je me rappelle seulement qu'on m'a parlé de « cendres ». J.H. Noël, le 20 novembre 1980.

Tafraout au service du savoir

Avant l'indépendance, l'ensemble des douars et villages de la vallée des Ameln à Tafraout, à l'instar des autres régions de Souss, a connu la prolifération de médersas, écoles coraniques. L'apparition de ce genre d'écoles avait pour but d'étendre le

savoir, les études islamiques et de lutter contre l'analphabétisme dans la région. Ainsi, Mohamed Mokhtar Soussi, auteur d'Almaâssoul, avait réservé plusieurs volumes à l'Histoire et à l'activité scientifique et religieuse dans la région. Et Omar Es-sahili, dans son ouvrage historique consacré aux établissements pédagogiques du Souss, considère la région comme un rayonnement scientifique, linguistique et religieux, vu l'existence de nombreuses médersas. Dans ces médersas, sont étudiées les disciplines religieuses à savoir : Qira-at (lecture du coran), tafsir (commentaire ou exégèse), Fiqh(savoir) et Kalam (parole sur Dieu), la langue, la littérature et l'Histoire. sachant que plusieurs de ces Fkihs et enseignants ont occupé des places éminentes dans le domaine de l'instruction et de l'écriture. Parmi eux, nous citons :Ahmed ben Said Timli, Abderrahmane ben Assem Timli, Daoud ben Mohamed Timli, Hassan ben Othman Timli, Al-houdaigui, Abderrahmane El Jachtimi, Ahmed ben Abderrahmane El Jachtimi etc....Ce qui montre la vitalité et l'importance du mouvement culturel dans la région ce sont ces médersas réparties sur le territoire du cercle de Tafraout et dont le nombre est important. Après l'indépendance, l'apparition de l'école moderne a provoqué un changement remarquable sur le plan pédagogique et scientifique. Par conséquent, l'école primaire a connu un afflux ascendant en effectif, surtout le secteur scolaire Mohammed V. Et en 1978, le collège Atlas, doté d'internat, a été crée au centre de Tafraout et devint après quelques années un lycée comptant plus de 700 élèves. En 2006, le lycée a été transferé peu loin du collège. Il est donc construit dans un style moderne, dans un endroit convenable, avec tous les équipements nécessaires et porte le nom " Nouveau Lycée". Toutefois, la médersa jouit toujours de son resplendissement et demeure le point d'attraction des Tolbas (demandeurs de savoir) venant des régions avoisinantes. /Boulam. Source : Revue interne du Collège Atlas de Tafraout, éditée en arabe/ année scolaire 1995/96. boulam.

Ecole Mohammed V
L’école Mohammed V, sise au centre de Tafraout, a été crée en 1947 et, à l’époque, ne comptait que deux classes. Sa grande extension avait eu lieu juste après la visite royale en 1959 et, depuis, elle porte le nom du Feu SA MAJESTE LE ROI Mohammed V. Au début des années 2000, les autorités locales et régionales, ainsi que les services concernés de l’enseignement ont constaté un réel vieillissement au niveau des murs et les toits de l'esemble des classes. Une rénovation urgente était, alors, indispensable. Les travaux de cette rénovation avaient pris effet en 2007 et se sont achevés en 2008. Ce, en partenariat avec Mr. Haj Hassan AMZIL qui est honoré par l’attribution de son nom à l’un des quatre pavillons qu'abrite cet établissement scolaire.

Les pavillons:

-1) Pavillon Haj Hassan AMZIL
( Partenaire de l’établissement) : composé d’un bureau administratif, trois classes d’enseignement, .....salle de réunions pour les enseignants, salle de conférences, salle multimédia et un dépôt.
-2) Pavillon Mokhtar Soussi : composé de 5 classes pour enseignement.
-3) Pavillon Mohamed Kheir éddine : composé de 5 classes pour enseignement.
-4) Pavillon de la connaissance réservé à l’enseignement préscolaire.

Cette école est dotée d’un réfectoire scolaire, un terrain de sport servant pour le mini foot, le basket-ball, le voley-ball, et le hand-ball, un logement de fonction, des espaces verts et un puits équipé d’une pompe électrique émergée. Bref, l’école Mohammed V qui avait bien servi au service du savoir en faveur de plusieurs générations, est devenue aujourd’hui un établissement modèle d’enseignement dans la région.

Transport scolaire

Un réseau de transport scolaire est mis sur place en faveur des élèves de la banlieue de la ville, tels que les villages de Tahala et ceux de la vallée des ameln. Quand aux élèves qui habitent beaucoup plus loin, ils sont logés, les garçons à la maison de bienfaisance et les filles à Dar Taliba ( Maison de l'étudiante). Ce réseau, soutenu par des associations de la région, a apporté un grand soulagement à nos enfants.
Le bus à accordéon récemment équipé d'une bibliobus en aliminium par EURO-PVC en Juillet 2011. Au cas où vous souhaiteriez alimenter cette bibliobus par des livres scolaires, n'hésitez pas à contacter Mr. Aziz à la Commune Rurale d'Ammeln au 0661838228. Merci infiniment pour toute l'aide que vous pourriez apporter à nos enfants piliers de demain. boulam.

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Ecoutez le folklore féminin de Tafraout et sa région
FOLKLORE DE LA RGION DE TAFRAOUT

Ces jeunes filles, envahies par la pudeur, chantent et dansent sous un voile transparent d'où elles peuvent voir sans être vues. Les hommes, assis sur un tapis traditionnel, font un rythme musical enivrant à l'aide de plusieurs bendirs et un tambour. Pour faire partie de ce groupe de musiciens, il faut avoir la maîtrise de ces instruments. c'est absolument la règle du jeu. Folklore le plus préféré de Tafraout et des villages avoisinants, tels que ceux de la vallée des Ameln, Tasserirte, Amanouz, Afella-ighir et Tahala. Lors d'un mariage ou d'une fête, ce genre a lieu, généralement, après la danse des hommes. Parfois, ça ne démarre qu'à mi-nuit,voire une heure tardive du matin. boulam.

La nuit du 13.08.2008, un groupe folklorique de 200 danseurs tous habillés dans un même style, (chiffre record), faisant partie du programme du Festival Tifaouine de Tafraout / Ammelne. Une soirée à laquelle a assisté un public considérable, et qui s'est déroulée dans une atmosphère trés agréable.

RECETTE TRADITIONNELLE BERBERE

« Ourkimn » est un ensemble de féculents (grains de maïs, d’orge, de blé, lentilles, fèves etc …) qu’on met dans une grosse marmite avec une quantité d'eau (environ 3/4 du volume) certaines épices, de l’huile, du sel, les pattes sèches du mouton et le plus marquant un seul noyau de datte. La cuisson nécessite quelques heures et se fait généralement sur un feu doux du bois. Ourkimn est une recette traditionnelle typiquement Amazighe et se fait une fois par an non seulement pour marquer le jour de l’an Amazigh mais aussi pour souhaiter une meilleure saison agricole. Mais on se demanderait pourquoi un seul noyau de datte dans cette recette? Tout simplement parce que, selon cette tradition, celui qui trouve ce noyau aura plus de chance durant la nouvelle année. Ourkimn est une tradition qui date des siècles et reste pratiquée à nos jours dans tous les villages berbères.
boulam


Our-kimn : Variété de grains, de féculents et un seul noyau de datte.
Une spécialité typiquement berbère.

Le 13 janvier 2011, à titre de l’année Amazigh 2961, l’équipe de l’association féminine AFOULKI a invité un grand nombre de femmes du centre-ville de Tafraout, ainsi que leurs enfants, pour assister à la préparation d’Ourkimn célébrant ainsi la nouvelle année Amazigh. Ourkimn repose aussi sur le partage en faisant goûter cette spécialité aux voisins et aux proches.

La cruche

Ustensile utilisé par les anciennes générations comme réservoir d'eau dans les cuisines. La géante cruche installée sur le bord de la route à l'entrée de Tafraout représente tout simplement signe de Bienvenue.
Remarquablement profitable et précieuse dans les domaines domestiques et champêtres, la cruche est sans conteste l'un des glorieux insignes du patrimoine marocain. Ce vieil ustensile prestigieusement replet et façonné en argile ou en cuivre ne s'est guère égaré de son allure.boulam

La fibule


artistique et affiche encore, dans les moindres contrées du Royaume, le design, le talent et la dextérité des ascendants. Comme l' illustre l'image ci-dessus, une cruche typique d'une grandeur enchanteresse est érigée, signe de bienvenue, sur des rochers de granite au seuil de la ville

La fibule géante installée sur une fontaine sise à l'entrée de la ville de Tafraout, d'où jaillissent à la fois l'eau et la musique. Ce genre de fibule est typique à la région d'Igherm et Taroudant. C'est un bijou en argent utilisé comme épingle pour pour embellir
le"melhaf" drap noir et ample orné d'un liseré, que portent les femmes à Tafraout. Généralement, la fibule est fabriquée par des bijoutiers à Tiznit. Tafraout est à 1100 m d'altitude et à 100 km vol d'oiseau de la mer. Le climat à Tafraout est sec. Froid en hiver et chaud en été. Tafraout est trés appréciée par l'ensemble de ses visiteurs. boulam

Moussem Dimlalen - Milieu de la vallée des Ammelne

Le moussem de Sidi Yahia ben Abdellah, Ouali Dimlalen à la vallée des Ameln, est célébré chaque année. La date de tenue de ce moussem coïncide parfois avec mi-août. La date habituelle est fixée au premier jeudi du mois d'Août agricole. Selon les narrateurs, l'Histoire du Saint vénéré Sidi Yahia est comme suit :Sidi yahia ben Abdellah Doumlali ben Ibourk ben Ali ben Mohamed ben Abderrahman ben Mohamed ben Abdellah ben Abderrahmane ben Assim, descendant de Sidi Ouasmine enterré à Chiadma dans la région d'Essaouira. Il fait partie de Ragraga. La date de sa naissance est erronée par les Oulémas. Mais, celle de son décès est mentionnée avec précision et remonte à 999 de l'hégire. Il était très connu dans le milieu du soufisme de l'époque. Il a passé toute sa vie à la recherche du savoir et dans bonne harmonie socioreligieuse digne des Saints hommes. Il jouissait à la fois de l'estime et du respect de la population qui l'a toujours côtoyé et qui s'est inspiré de son comportement de Saint homme. Il a veillé profondément aux respects des principes et des préceptes de l'Islam et du Coran. Les habitants de la tribu d'Ait Smayoun et ceux de Tafraout célèbrent ce moussem une fois par an et durant deux jours (Jeudi et Vendredi). On raconte que les agriculteurs de la région qui se rendaient à ce moussem pour s'approvisionner en semences de certains légumes tels que les navets, oignons et carottes, croient en la "Baraka" (Don d' Allah ) et les récoltes ayant toujours été bonnes pour eux. Ce moussem revêt un caractère religieux, mais depuis quelques années on constate qu'il a un autre caractère à la fois religieux et commercial, puisqu'on en trouve des rangées de marchands de bonneterie, de bijoux, de "Barouk" ( Dattes, bonbons, feuilles du henné etc...) et même des cafés où l'on peut se reposer, manger un tajine ou des brochettes et boire les limonades, les jus d'orange et le thé à la menthe. Ce moussem, à l’instar des autres, s'achève par une soirée folklorique bien organisée à laquelle font partie les troupes des régions avoisinantes et les poètes berbères tels que le duo Ihya-Ajmaâ, Ali Chouhad à la tête du groupe Archach et bien d'autres.

Barouk : Mot barouk est issu de la baraka (Don de Dieu).
Les gens viennent aux moussems pour acheter les barouk (dattes, henné, le Kohl, différents bonbons, chwingums, bagues en argent etc...) afin de les offrir aux familles et amis. Ca fait plaisir à la personne qui offre et à celle qui reçoit. Les feuilles de henné sont offertes aux filles pour garnir leurs mains et leurs pieds.

Le henné: plante sacrée dans le monde arabe et musulman. Le mot "henné" a rapport avec l'affection ou sentiment. Les femmes de passage à Tafraout, comme dans toutes les villes touristiques du Maroc, pourront trouver facilement des femmes ou jeunes filles qui appliquent bien le henné sur les cheveux, les mains et autour des pieds. C'est vraiment beau et ça porte le bonheur.
Khool : poudre noire avec laquelle les femmes font noircir les sourcils, cils et paupières. (maquillage traditionnel). Le khool, tout court, fait de beaux yeux et les protège contre toutes infections.
boulam

Ancien agadir
Le mot "Agadir", dans la langue amazighe, signifie le grenier. Dans les régions de l'anti-atlas, on appelle "Agadir" tous édifices se positionnant au point culminant d'une montagne. Généralement, un agadir est une forteresse limitée par des remparts solides et infranchissables et peut abriter des habitations ou seulement des chambres destinées à conserver les vivres, documents et les objets précieux. Les habitants primitifs de certains villages de l'anti-atlas construisaient ces greniers aux sommets fortifiés de montages ou sur des pitons rocheux bien élevés pour y habiter ou pour y mettre en sécurité leurs valeurs (titres, documents, vivres etc.). - Ce genre d'agadir avait toujours un seul accès avec un portail solide et bien gardé. Les gardiens qui doivent assurer la surveillance d'un grenier sont désignés par le conseil du village, et chaque famille qui y détient une maison ou seulement une chambre est soumise aux frais de garde dont le montant est fixé par ce même conseil. Aussi, il décide si ces frais doivent être versés aux gardiens mensuellement ou annuellement. Les autochtones de cette contrée du Maroc préféraient habiter ces fortifications pour deux raisons: Premièrement, parce qu'au sommet de la montagne, l'air a toujours été pur et ne portait pas les maladies. Aussi, les courants d'air, plus au moins forts, pourraient empêcher les épidémies de s' y installer. Surtout qu'à l'époque les remèdes étaient rares et une épidémie pourrait décimer toute la population d'un village. Deuxièmement, habiter les endroits les plus hauts était, pour eux, une bonne stratégie pour se défendre aisément contre toutes invasions éventuelles. Ces agadir sont abandonnés depuis que la paix régnait sur les lieux. La région de Tafraout abrite plusieurs Agadir parmi lesquels nous citons celui du village de Tasguinte à Idouska, celui d'Amtoudi à une trentaine de km à l'est d'Ifrane de l'anti-atlas et celui de Tizergane à Idagnidif. Les intéressés par la visite de l'un de ces greniers, doivent la recommander à leur guide.
Masculin au singulier: Agadir
Masculin au pluriel: igoudar ou iguidar
Féminin au singulier : Tagadirte
Féminin au pluriel : Tiguidar
. boulam.

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